Réaménagement des bureaux B1/B2 à Aix-Marignane : la CFDT alerte

  • Sud-Est

Bâtiments B1 (DSAC SE) et B2 (SNIA SE) : Un projet de réaménagement voué à transformer durablement vos conditions de travail

Porté par l'administration et présenté aux OS le 30 mars, ce projet a pour objectif le transfert des agents du bâtiment B2 (SNIA SE) vers le bâtiment B1 (DSAC SE).

Objectifs affichés / coût de l'opération

  • Généralisation des bureaux partagés, flex office[1] et open-space[2]
  • Réduction de moitié de l'espace de travail par agent : 12 m² aujourd'hui ➝ 6 à 7 m² demain
  • Coût estimé à plus de 10 millions d'euros, avec un financement incertain via la Direction Immobilière de l'État (programme 348)
  • Travaux envisagés entre 2028 et 2030

Points de vigilance soulevés

La CFDT alerte sur des orientations ministérielles appliquées sans prise en compte des réalités concrètes du terrain et lourdes de conséquences pour les agents.

Des conditions de travail qui seront dégradées
Bruits de fond permanents, interruptions fréquentes, difficultés pour les échanges téléphoniques ou visio-conférences qui viendront perturber la concentration. L'administration évoque des « bulles » d'isolement, sans précision concrète sur leur nombre, leur accessibilité ou leur efficacité.

Des problèmes de confidentialité et de sécurité
Certaines activités imposent des contraintes fortes pour les agents qui traitent des données sensibles : service médical, police aux frontières, gendarmerie. Les conditions dégradées sont susceptibles d'engendrer des erreurs d'appréciation et une détérioration du service rendu.

La CFDT s'interroge sur les garanties apportées qui, à ce stade, sont très insuffisantes.

Position et propositions de la CFDT

Face à l'absence de réponses satisfaisantes, la CFDT a formulé plusieurs demandes :

  • Extension du télétravail à 3 jours par semaine
  • Possibilité d'anticiper cette mesure dès la phase de travaux pour en faciliter la réalisation
  • Prise en compte de l'évolution des effectifs, en baisse constante, qui pourrait rendre inutile un projet de densification aussi coûteux[3]

Conclusion

La CFDT considère que ce projet en l'état fait peser des risques importants sur les conditions d'exercice des missions, la qualité du travail produit, ainsi que sur la santé des agents.

[1] Flex office : nombre de postes potentiellement inférieur au nombre d'agents
[2] Open-space : espace de travail sans cloisonnement
[3] La trajectoire d'évolution des effectifs au sein du SNIA est en baisse constante ; cela laisse penser qu'un regroupement dans un seul bâtiment à l'horizon 2030/2035, sans recourir à des aménagements lourds, pourrait constituer une option pragmatique et salutaire pour la qualité de vie des agents.

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