CIA à l’ENAC : alerte au fait du Prince ?

  • Rémunérations
  • ENAC et formation initiale

La CFDT a largement communiqué sur l’individualisationdu dispositif de Complément Indemnitaire Annuel, nouvellemesure protocolaire mise en place à la DGAC en contrepartiede l’augmentation du montant moyen annuel versé aux agents.

Force est de constater qu’une procédure plus claire reste à établir et surtout à appliquer, tant la réalité du terrain s’éloigne des principes édictés dans la note 25-087 SG du 28 janvier 2025 censée décrire la campagne 2025 de CIA.

La CFDT relève tout d’abord le caractère inatteignable d’un CIA déployé en fonction du
compte-rendu de l’entretien d’évaluation, seul élément à la disposition des services pour étayer une
décision de modulation indemnitaire : les entretiens d’évaluation s’achèvent le 30 avril, les montants de CIA ont été transmis avant le 31 mars aux services du Secrétariat général !! Cherchez l’erreur.

Qu’à cela ne tienne, on peut s’appuyer sur un réseau de supérieurs hiérarchiques N+1, voire N+2, suffisamment proches des agents pour avoir une idée à peu près fiable du caractère « insuffisant », « à développer », « satisfaisant » ou « très satisfaisant » de leur manière de servir... raté, après une enquête minutieuse, la CFDT est en mesure de révéler qu’aucun supérieur hiérarchique de proximité n’a été consulté avant l’envoi par les services des tableaux de CIA. La main a été laissée aux chefs de
service (Chefs de SIR, DSAC-IR, etc...), qui, c’est bien connu ont la science infuse.

A l’ENAC comme ailleurs, ces problèmes existent, et ils sont même encore plus anciens. Car s’ajoute à cela une hyper-centralisation de la prise de décision au niveau de la Direction qui n’est pas sans effet pervers. Interrogé par les organisations syndicales sur les différences de traitement des agents selon leur service d’affectation (les CIA ayant varié entre 250, 750 ou 1050€ en 2022), le Directeur de l’ENAC s’est révélé incapable de justifier de manière cohérente ces différentiels. A noter qu’aucune information n’a filtré sur la répartition du CIA en 2023 et 2024.

La CFDT demande que ce dispositif fasse l’objet d’une
transparence absolue dans son mode opératoire, et qu’à l’ENAC la Direction
précise aux organisations syndicales, dans une réunion dédiée, les règles de
modulation qu’elle a mises en place pour son attribution.

Retrouvez l'intégralité du tract en cliquant ici !

D’autres préfèrent attendre pour critiquer a posteriori : laisser faire pour mieux se plaindre
ensuite... ce n’est pas la méthode que retiendra la CFDT.

Ces articles peuvent également vous intéresser