Décryptage : budget DGAC

  • Protocole social
  • Rémunérations

La rigueur imposée au BACEA est un choix politique pas une réalité chiffrée.

1. Une soutenabilité pleinement assurée :

Le BACEA est à l'équilibre en 2025 : 2,36 Milliards € (Md€) de dépenses pour 2,65 Md€ de recettes, soit un excédent de près de 300 M€.
Les recettes d'exploitation atteignent 2,7 Md€ en 2025, soit nettement plus qu'avant crise (2019).
Le financement du protocole social 2023-2027 (+100 Millions€/an à horizon 2027) est déjà intégré sans compromettre l'équilibre.

👉 Contrairement au discours de rigueur, la DGAC génère plus de recettes que nécessaire pour son fonctionnement courant.

2. Des marges budgétaires réelles :

Nouveaux emprunts limités en 2025 73 Millions € (M€) contre 365 M€ de remboursements.
Dette en forte réduction : 2,7 Md€ (2022) → 2,16 Md€ (2024) → 1,87 Md€ (2025) → <1,5 Md€ (2027).
Ratio dette/recettes passé de 218 % (2020) à environ 70 % (2025).

👉 Le désendettement est déjà financé par l'excédent : aucune restriction supplémentaire n'est nécessaire.

3. Un trafic porteur et des recettes dynamiques :

Le trafic a dépassé son niveau de 2019 dès 2024 (102 %).
Redevances de route : +12 % entre 2024 et 2025.
Taxes affectées en hausse (+6,7 % pour la taxe en 2025).

👉 Les recettes sont dynamiques et robustes, assurant des marges de financement durables.

4. Un discours de rigueur déconnecté de la réalité :

Les documents budgétaires officiels confirment la soutenabilité et une trajectoire de désendettement dynamique.
Le protocole social est absorbé par la progression des recettes.
Les investissements massifs sont financés sans déséquilibre.

👉 La « rigueur » invoquée est un choix politique, pas une contrainte financière pour la CFDT.

Conclusion – Stop à l'enfumage :

La DGAC dispose aujourd'hui de moyens largement suffisants pour financer ses missions, moderniser ses infrastructures et améliorer les conditions de travail et les rémunérations.

Le discours alarmiste sur une prétendue contrainte de soutenabilité est sans fondement.

👉 Notre message est simple à la CFDT : la soutenabilité n'est pas un enjeu, les marges existent.

- Elles doivent être utilisées pour investir dans les agents et renforcer le service public aérien. Les discours alarmistes sur la dette ont pour seules vocations de remettre en cause les équilibres sociaux existants et impulser un modèle défavorable aux fonctionnaires comme aux salariés.
- Le rêve d'une France libérale à l'américaine perdure dans certaines élites. Inégalités, précarités, loi du plus fort, santé pour les riches.

A la CFDT on dit non à l'enfumage et vous ?

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