Des congés, pour quoi faire?
Si vous lisez avec attention toutes les pièces jointes des notes de service, vous avez peut-être repéré dans l'habituelle demande de testeurs ENAC une formulation nouvelle qui a dû vous surprendre.
« Les candidats retenus prioritairement seront ceux sélectionnant l'option en congés et défrayé en tant que vacataire dans le formulaire en annexe ».
Toujours à la recherche de la moindre économie de droit à absence, l'administration tente de faire passer la validation des compétences des élèves contrôleurs pour du travail vacataire. Et elle le fait en insinuant que si vous avez en vous le goût de la transmission et l'envie de vous intéresser au niveau des futurs contrôleurs alors vous avez tout intérêt à accepter de sacrifier vos congés pour cela.
La CFDT est contre ce principe du « testeur vacataire ». Et elle l'est pour deux raisons.
La première qui devrait pourtant sonner comme une évidence c'est que les vacances ne sont pas faites pour travailler. A l'heure de l'augmentation des journées intenses, des mesures de flexibilité, des restrictions de congés, l'utilisation du quota d'absences autorisées pour faire des heures supplémentaires va contre toute logique humaine et sécuritaire.
La deuxième c'est qu'en faisant cette demande sur la base du « volontariat », l'administration essaye de diviser le corps en créant un précédent. Ne serait-ce pas là une façon de fixer le prix du jour de repos ? Ne serait-ce pas un argument d'avoir déjà des ICNA « volontaires » pour de futurs travaux non opérationnels ?
La CFDT invite ses adhérents et tous les ICNA a s'impliquer autant qu'ils le peuvent dans la formation des futurs contrôleurs et notamment en candidatant pour devenir testeur ENAC. Mais elle les invite aussi à profiter de leurs vacances dans un endroit plus charmant que le site universitaire de Rangueil.
Ne créons pas de précédent. N'offrons pas à l'administration la possibilité de payer nos congés pour du travail supplémentaire. Candidatez sous la condition « en ordre de mission par mon centre ».