Document du GT protocolaire 5 « Formation initiale des ICNA » : - Option 1 — recrutement niveau licence, 21 mois de formation, avec délivrance du grade de master MCTA.
- Option 2 — recrutement niveau licence, 18 mois de formation, sans grade de master.
- Option 3 — recrutement niveau Bac+5, 18 mois de formation, sans grade de master MCTA.
Le ministère de l’enseignement supérieur confirme dans ce document que les trois options sont juridiquement possibles et peuvent cohabiter avec le Master MCTA actuel. La question n'est donc pas de faisabilité technique. La question est politique : laquelle choisir, et pour quelle proportion de la promotion ? La position de la CFDT : 200 MCTA recruté à bac+2 en 2027La CFDT défend les 200 recrutements dans le cadre de la formation MCTA actuelle : concours niveau BAC+2, 24 mois de formation, master à la clé pour tous. C'est un cadre qui existe, qui fonctionne, et dont l'ÉNAC maîtrise déjà l'organisation. Si nous le défendons c'est avant tout par réalisme, car 2027 c’est demain ! L'Option 1 — recrutement licence bac+3, durée 21 mois, avec master — n'est, à ce jour, qu'un schéma théorique. Sa mise en œuvre ne pourrait pas intervenir avant 2028, voire 2029. Ses gains réels en termes de délai de formation ou de qualité de recrutement ne sont absolument pas démontrés. Engager une réforme de cette ampleur sur un pari, alors que le mur des départs nous presse dès maintenant, est un risque certain pour des gains qui nous semblent encore douteux. Les Options 2 et 3 posent un problème d'une autre nature, plus grave : elles ouvrent une voie de recrutement ICNA sans master. Ce n'est pas qu'une question de diplôme ou de prestige académique. C'est une question de métier. Ce qui fait la force du corps des ICNA, c'est le « I ». Notre poids à la DGAC, chères et chers collègues, vient de notre position d'ingénieur généraliste tous azimuts de la DGAC. L'administration a besoin de nous pour faire tourner les avions en sécurité, certes — mais aussi pour prédire le trafic, paramétrer les outils, analyser les événements de sécurité, et porter une expertise qui dépasse largement la position en salle. Notre corps lui est indispensable où qu’elle porte son regard. Ouvrir une voie de recrutement sans cette base de formation MASTER, c'est diluer ce qui distingue le corps ICNA de tout autre corps d'exécution opérationnelle. C’est surtout risquer d’affaiblir le plus gros acquis de nos aïeuls : un diplôme d’ingénieur qui nous a permis d’accéder à tant de postes à responsabilités. Le tract du SNCTA reste silencieux sur ce choix. Or parfois, il arrive que le flou cache un loup. Le contexte demande de la clarté. Le rapport du sénateur Capo-Canellas attaque ouvertement notre diplôme dans son cursus universitaire. Voilà pourquoi nous pensons que le SNCTA gagnerait à dire clairement, à ses adhérents comme à la profession, laquelle de ces trois options il soutient, et s'il écarte, comme nous, les Options 2 et 3. Conclusion : un appel à tous, pas une querelle entre deuxNous appelons toutes les organisations syndicales de la profession à se positionner, à leur tour et sans détour, en soutien de la demande de l’administration sur le recrutement des 200 + 20 ICNA dès 2027. Et en suivant à apporter de la clarté sur leur positionnement sur le cadre de formation des 200 recrutements externes. Ce sujet est trop important pour rester l'apanage d'un seul tract. Montaigne écrivait : « Je m'avance vers celui qui me contredit. » Nous reprenons cette idée à notre compte. Ce texte n'est pas une attaque contre le SNCTA, c'est au contraire une main tendue pour que le débat que nous appelons de nos vœux pour permettre à nos collègues de clarifier leur position. Le « I » d'ICNA n'est pas un détail administratif, c’est notre trésor ! Avec toute notre sympathie, Vos collègues contrôleuses et contrôleurs de la CFDT Aviation Civile. *lien vers la communication sncta |