Le doigt du contrôleur — non à la biométrie de présence

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La biométrie pour contrôler la présence : une ligne rouge

Le mouvement des 3 et 4 juillet l'a clairement montré : un malaise profond traverse les équipes de contrôle.
Et au cœur de ce malaise : la volonté de la DGAC d'instaurer un contrôle de présence par biométrie.

La CFDT est pour la rigueur collective

Les contrôleurs aériens ont accepté la fin du système des clairances. Le badge, initialement conçu pour l'accès au site, est devenu un outil de pointage. Ce pointage est désormais la norme. La très grande majorité des contrôleurs s'y est conformée, dans un esprit de responsabilité.

👉 La CFDT soutient ce cadre collectif.

Mais le recours à la biométrie pour contrôler les horaires va bien au-delà.

Un précédent inacceptable

La biométrie peut avoir sa place lorsqu'elle répond à des exigences de sûreté : accès aux locaux sensibles, identification renforcée dans les zones critiques. Mais ici, ce n'est pas de sûreté dont il s'agit : il s'agit de surveiller le temps de présence.

Ce glissement est lourd de conséquences. Il transforme un dispositif de sécurité en instrument de contrôle du salarié par l'intermédiaire de son propre corps.
C'est un basculement symbolique que la CFDT refuse.

Une question de confiance… et de méthode

Qu'un agent soit là où il doit être, quand il doit y être, cela relève du contrôle de service, non de l'intrusion biométrique.
Et pour cela, la DGAC dispose déjà d'un levier : l'organisation managériale existante, du chef de subdivision au chef d'organisme. Ce n'est pas à ces encadrants qu'il faut ôter toute capacité de pilotage. Renforcer leur légitimité, ce n'est pas les court-circuiter par un outil technologique.

On peut collectivement progresser sur le contrôle de présence, sans basculer dans la surveillance intrusive.

Un dispositif qui dépasse la DGAC

Ce que la DGAC s'apprête à mettre en place pourrait créer une jurisprudence nationale.
Demain, ce type de dispositif pourra être invoqué dans d'autres services de l'État, d'autres administrations, voire dans le secteur privé.

📣 La CFDT refuse que la DGAC serve de laboratoire à la banalisation de la biométrie au travail.

Notre position est claire :

✅ Oui à un cadre clair, partagé et équitable de contrôle de la présence ;
✅ Oui à la biométrie quand elle répond à des exigences de sûreté ;
❌ Non à l'usage de la biométrie pour surveiller le salarié ;
❌ Non à un pilotage du travail fondé sur la défiance.
Ce n'est pas par la technologie qu'on construit la confiance, c'est par la reconnaissance du professionnalisme des agents.

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