Rapport cour des comptes 2026
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Un deuxième rapport en dix jours vise le contrôle aérien français et toute la DGAC. Après le Sénat le 24 juin, c’est au tour de la Cour des comptes de remettre en cause le statut de fonctionnaire des contrôleurs et de juger « obsolète » le modèle de la DGAC. Invité sur France Culture, le secrétaire général adjoint de la CFDT Aviation Civile a répondu : c’est un procès injuste.
La Cour fonde son réquisitoire sur l’été 2025 — un été qui, côté contrôle aérien, s’est effectivement mal passé, mais pour des raisons exceptionnelles : une hausse très forte du trafic et des grèves début juillet.

Ce rapport s’appuie sur les résultats notamment de l’été 2025. Il faut savoir que l’été 2025, côté contrôle aérien, ça ne s’est vraiment pas bien passé en France. Il y a différentes raisons, notamment l’augmentation très importante du trafic en 2025, mais aussi des formes de contestation et des grèves qui ont eu lieu notamment début juillet 2025.
Or 2026 raconte une tout autre histoire : la DGAC elle-même constate des retards en baisse de 35 % par rapport à l’an dernier. Les agents ont redressé la barre.
Le rapport salue la fin des « clairances » et l’obligation de pointer - dont acte. Mais il veut aller plus loin : des sanctions en cas d’absence, et surtout il rappelle que « la majorité des contrôleurs européens ne sont pas fonctionnaires », ouvrant la porte à une sortie du statut.

Le risque, c’est qu’avec une privatisation on veuille trop rentabiliser et, derrière, couper dans les effectifs, couper dans la formation pour aller chercher le plus de rentabilité possible et diminuer la sécurité — alors qu’en France, actuellement, on jouit d’une navigation aérienne très sûre.
Dix jours plus tôt, le Sénat pointait lui aussi des défaillances — mais il en tirait la bonne conclusion : embaucher massivement des contrôleurs pour absorber la hausse du trafic. Voilà la solution. Pas le démantèlement du statut.
La performance et la sécurité vont de pair. La sécurité n’est pas une variable d’ajustement.
L’excellence ne se fragmente pas.